Vidéo de présentation
Vous, Nous et l'Actualité
Toutes les actus >>

La Micro Propriété Solidaire
au service d'un développement soutenable.

Micro-Propriété Solidaire Village Vacances Investissez Contact 

Le Voyageur Eco Responsable

Charte des voyageurs éco-responsables © de l'association des voyagistes et voyageurs éco-responsables
Pour que chaque voyageur puisse devenir responsable et comptable de ses actes d’achat et comportements, voici les points auxquels il conviendrait de penser dans le cadre de tout voyage.







GÉNÉRALITÉS :


1 : S’informer
L’information véritable et préalable est indispensable à tout voyage.

2 : La désinformation
Attention l’information destinée au grand public constitue un formidable miroir déformant par le truchement du jeu des répétitions, de la sélection des sujets, de l’intervention des lobbies L’information la meilleure est celle qui se situe au plus près de la source, ou celle relayée par de grands médias à vocation internationale.

3 : « à voir », « à faire »
Ces rubriques classiques des guides de voyages conduisent inéluctablement à une concentration vers les lieux les plus réputés, les plus fréquentés, mais pas nécessairement vers ceux qui présentent le plus d’intérêts.

4 : Le guide de voyage
Bien choisir son guide de voyage est en soi une démarche éco-responsable. Privilégier les guides informatifs et descriptifs au détriment de ceux qui se contentent de compilations d’adresses, revient à mieux s’informer et éviter les lieux potentiellement surfréquentés.

5 : Vouloir tout voir
Une tendance bien actuelle contre laquelle il convient de s’élever. Elle conduit au tourisme routier et à la consommation de paysages.

6 : Sortir des sentiers battus
Louable intention, très rarement appliquée pour des raisons liées à la soumission au conformisme social, aux standards de confort développés par notre société, et au manque de temps. En être conscient, favorise la lutte contre ces freins.

7 : Les peurs irrationnelles
Elles inhibent le visiteur, empêchent certaines rencontres qui auraient largement valu la peine d’être vécues, et occasionnent parfois des réactions d’incompréhension de la part des accueillants, qui peuvent considérer ces comportements comme désagréables, voire impolis.

8 : La dictature de la météo.
Participe très largement aux effets de concentration dans l’espace et dans le temps. Nuit à la faculté d’adaptation des voyageurs aux conditions météorologiques, et favorise par ricochet l’utilisation des chauffages, des climatiseurs, et des canons à neige. Quant aux voyagistes éco-responsables, ils retireront systématiquement de leur catalogue les périodes de mousson, et celles favorables aux cyclones et ouragans.

9 : Le tourisme sexuel
Très souvent l’apanage du tourisme individuel, il concernerait environ 10% des voyageurs dans le monde, qui choisiraient leur destination à cette fin. Il prend parfois des aspects méconnus du grand public. Y être attentifs et le combattre font évidemment partie des objectifs premiers de cette charte.

10 : Respect des matières premières propres aux contrées visitées
Que ce soit le bois, l’eau, la faune, la flore, des coraux ou des minéraux, certaines matières premières font cruellement défaut aux autochtones de certaines contrées La pression touristique accroît ces problèmes. Limiter sa consommation d’eau au strict minimum, utiliser du gaz pour la cuisine, ne pas effectuer de prélèvements ou importer des éléments vivants extérieurs, sont autant de gestes éco-responsables. 300 litres d’eau par jour, et une quantité trois fois supérieure à un autochtone, c’est ce que consomme en moyenne un touriste !

11 : Le juste prix et la dernière minute
Vouloir acheter son voyage systématiquement à moindre coût, et le plus tard possible, constituent les facteurs les plus socialement néfastes. Si comme l’adage le dit « Tout travail mérite salaire », il convient aussi de le payer à son prix juste. La réduction du coût global d’un voyage se fait systématiquement aux dépens des maillons de la chaîne les plus faciles à presser, tel un citron, car tout touriste, mange, dort et se déplace. Comme chacun le sait, les biens afférents à ces services coûtent partout plus cher que par le passé.

12 : Les souvenirs de voyage
Animaux vivants, médicaments contenant des espèces menacées, objets de pacotille réalisés avec des espèces protégées, statuettes en bois exotique, plantes vivantes : Tout est dit sur le site : www.wwf.ch/souvenir
En règle générale favorisez plutôt l’artisanat local fait main, vendu sur les marchés.

13 : Utiliser des produits pour le loisir, conçus de manière responsable
Sacs de couchage et sacs à dos et de voyage en chanvre, lampes frontales à diodes (LED), lampes et chargeurs solaires ou à manivelles… Des idées dans : Le catalogue Goodplanet.org : 1000 façons de consommer responsable www.goodplanet.org



MOYENS DE TRANSPORT / DÉPLACEMENTS


14 : Une activité douce : la randonnée pédestre
L’un des modes de déplacements les moins polluants et le plus naturel. Il convient néanmoins de respecter les consignes des espaces protégés, ne pas vouloir observer la faune de trop près, et être vigilant à ne pas faire que passer lors de la traversée d’un village ou de zones habitées.

15 : Des modes de déplacement alternatifs et non polluants
Il existe un nombre croissant de modes de transport non polluants, issus soit du passé (équidés ou assimilés), soit des technologies (glisse, rail, cable…). Ne pas les considérer uniquement pour leur côté ludique, aiderait à constituer un véritable panel de transports alternatifs, à privilégier pour tout déplacement.

16 : Les transports en commun
Issus d’un service public en voie de désagrégation dans bon nombre de pays, leur développement est souvent freiné par différents lobbies. Les privilégier constitue néanmoins un acte éco-responsable, pour la moindre quantité de CO2 émise par personne transportée, et pour leur rôle social évident.

17 : Le transport aérien
L’avatar du tourisme responsable. À éviter au maximum tant que des solutions alternatives au combustible utilisé ne sont pas développées. Il convient donc de privilégier, autant que faire se peut, d’autres moyens de transport, et d’éviter de prendre l’avion pour de courts séjours.

18 : Compenser ses propres émissions de CO2
Il s’agit d’œuvrer à financer des projets devant fournir de l’énergie plus propre à des pays en voie de développement. En aucun cas cela doit devenir un droit à polluer. La compensation ne se suffit pas à elle-même. Elle doit être liée à une limitation des émissions, et comme le préconise V.V.E, à d’autres actions complémentaires en partenariat avec les populations locales des pays visités.


LE TEMPS


19 : Voyager moins souvent plus longtemps : privilégier le temps
Les notions de slow-travel et de voyage immobile deviennent primordiales. Prendre le temps de la visite, de la rencontre représente à la fois une plus-value au voyage et un acte éco-responsable.

20 : Éviter la concentration dans le temps : Partir hors saison
Observer les comportements de masse et faire ses choix à contre-courant évite les problèmes de concentrations spatiales et temporelles.


MODE SOCIÉTAL


21 : Privilégier le mode contemplatif
Le mode comportemental du contemplatif est celui qui se trouve le plus en adéquation avec les objectifs d’un voyage éco-responsable. Regarder, profiter, partager, faire fonctionner ses cinq sens, et jouir du silence…

22 : Déterminer sa propre typologie de voyageur et les effets qui en découlent
Choisir un séjour en all-inclusive (tout-compris), sur un bateau de croisière, faire un tour du monde, marcher dans le désert ou traverser des villages africains ne conduisent pas aux mêmes effets en retour sur les peuples des pays visités, et émet plus ou moins de gaz à effet de serre. En prendre conscience conduit à déterminer ses choix en connaissance de cause.

23 : Se méfier du conformisme social
Faire comme son voisin, ou encore mieux, partir pour faire comme tout le monde, demander un confort standardisé, constituent des formes insidieuses d’inadaptation aux milieux rencontrés, et participe largement à l’instauration des surfréquentations.

24 : Éviter la surenchère
Emmener les enfants plus loin, dépenser plus, comme acheter la plus grosse voiture, représentent la forme moderne du «paraître» largement connue des sociétés aristocratiques. Bien des dégradations sont commises en son nom.


TERRITOIRES


25 : Identifier un territoire
La notion de développement local n’a de sens que sur un territoire déterminé. Un territoire comprend des caractéristiques géographiques, physiques, et humaines qu’il convient d’appréhender.

26 : Éviter la concentration dans l’espace : les lieux les plus fréquentés
L’information touristique, la facilité d’accès, une notoriété accidentelle (film, chanson, lieu de résidence de star…) comme la plage ou les pistes de ski peuvent attirer la foule dans un même espace à un instant donné. Seul le facteur temps peut réellement résoudre ce problème. Aller visiter les sites les plus connus doit se faire en dehors des périodes de surfréquenttion. Les autochtones savent toujours conseiller sur ce point.

27 : La notion d’ancrage territorial
L’implantation d’un lieu touristique devrait être établie en harmonie avec son environnement social et humain, et l’ensemble du territoire. Transplanter des habitudes, des comportements étrangers ou standardisés dans des territoires qui n’y sont pas préparés est voué à l’échec sur le plan social. Vu sur le court terme, il peut sembler qu’un développement soit bénéfique, alors qu’il n’est pas durable.

28 : Faire vivre un territoire
Consommer les produits locaux, acheter sur les marchés aux plus démunis, favoriser les écolodges, ou l’hébergement chez l’habitant, échanger sa maison le temps des vacances avec d’autres familles… permettent de faire vivre un territoire de manière valorisante pour les autochtones.

29 : Évaluer la capacité de charge d’un lieu
Notion indispensable à l’évaluation des surfréquentations, la capacité de charge d’un territoire se mesure. Une fois déterminée, elle permet de savoir quel nombre de personnes est acceptable par jour, et de réaliser les équipements en fonction du résultat.
La plupart du temps, des entreprises réalisent des équipements, des voyagistes organisent des voyages, et c’est seulement après, quand elles sont avérées, que l’on se rend compte des surfréquentations. Le voyageur doit en être conscient.


LE CONFORT


30 : Savoir apprécier « l’inconfort »
Les standards de confort développés par les sociétés émettrices de touristes sont rarement durables, par la surconsommation d’énergie et de biens qu’ils engendrent. Savoir retrouver le plaisir des choses simples constitue l’une des principales attitudes de tout voyageur éco-responsable.

31 : Ne pas exiger un confort inadapté au lieu d’accueil
La discordance entre les habitudes du touriste et le mode de vie des autochtones doit être limitée au maximum. L’utilisation de douches dans le désert représente l’un des cas les plus extrêmes.


LA RENCONTRE


32 : Dire oui à une invitation, et prendre le temps
Un voyage commence quand on sait dire oui à une invitation, et prendre le temps de la vivre.

33 : Regarder autrui sans se référer à ses propres valeurs
L’Autre possède d’autres jugements de valeur, et ils sont tout aussi respectables que les nôtres. Ce n’est pas parce qu’il vit dans la poussière ou la boue qu’il est sale, et pas parce qu’il ne possède pas de biens matériels qu’il est miséreux. En revanche, certains manquent de tout, et en premier lieu de nourriture équilibrée. Être capable d’estimer les besoins et les manques n’est pas chose aisée.

34 : S’intéresser à l’autre à travers sa vie de tous les jours
Les danses folkloriques, les rites religieux ou les manifestations les plus visibles ne sont pas les seuls points d’intérêt des populations rencontrées. Leur simple vie de tous les jours possède déjà en soi, un intérêt de première importance.

35 : Estimer la valeur des choses, autrement que par leur valeur marchande
Un regard, un sourire, partager le thé, se réunir autour d’un feu, n’ont pas de valeur marchande, mais participent à des échanges équilibrés entre visiteur et accueillant. Distribuer des bonbons ou des stylos à des inconnus font intervenir une valeur marchande dans les échanges, et au final déstructurent les sociétés réceptives.

36 : Le don
Le don doit être le résultat d’un échange, et la contrepartie est une condition indispensable à la vraie rencontre.

37 : Le pourboire
Il est toujours bien perçu et permet de montrer sa satisfaction, mais attention à ce qu’il reste en cohérence avec le niveau de vie, et les coutumes du pays où les salaires sont souvent très faibles. En aucun cas, il ne doit être perçu comme un dû, sauf là où il n’est jamais inclus dans l’addition.

38 : Apprendre les quelques mots indispensables
Respecter les populations locales commence avec l’apprentissage des quelques mots de base : Bonjour, merci, s’il vous plaît, au revoir. En échange, vous recevrez très certainement un sourire, ou un rire, si la prononciation s’avère déplorable !



ÉCOTOURISME et RESPECT de L’ENVIRONNEMENT


39 : Intégrer la notion d’écologie (prélèvements, déchets)
La plupart des régions défavorisées du monde ne sont pas équipées pour éliminer les déchets générés par les pays du Nord : piles, bouteilles en plastique, emballages. Il convient donc de partir avec le minimum d’objets non recyclables en ces contrées et de les ramener pour leur recyclage en France. Une gourde permet de ne pas acheter d’eau embouteillée. Respecter les interdictions locales et internationales de prélèvements (coraux, coquillages…) fait également partie des consignes relatives à cette rubrique.

40 : Privilégier les structures d’accueil ayant intégré la notion de développement durable
Écolodges, éco-rooms, campements, cabanes dans les arbres, constructions réalisées en matériaux naturels, équipées de chauffe-eau solaires, de chauffage au bois, de systèmes de récupération d’eau de pluie, de toilettes sèches, de système de tri sélectif, et d’économiseurs d’eau, peuvent diviser la consommation globale des bâtiments par quatre fois et plus.

41 : Respecter les consignes et interdictions
Dans les espaces protégés, les consignes et interdictions ont généralement été établies par les gestionnaires, conscients des problèmes spécifiques aux territoires concernés. Les respecter permet d’annihiler l’effet cumulatif des comportements individuels, pouvant conduire à l’effet de masse.

42 : Déceler le piège de l’écotourisme business
L’écotourisme devient de plus en plus vendeur. Certains promoteurs, des hébergeurs, des voyagistes s’abritent derrière cette terminologie pour vendre des prestations ayant lieu dans des espaces naturels, sans prise en compte de la préservation de ces derniers. Le savoir aiguise la vigilance.